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Le français c’est des mathématiques !

«  Qu’est-ce-que je dois apprendre en français ? », je sais à quel point vous vous posez régulièrement cette question ! Alors retenez ce petit slogan : «  Le français c’est des mathématiques ! »  As-tu déjà essayé de faire une démonstration en mathématique sans connaître tes formules, tes théorèmes, tes propriétés? Difficile, non? Et bien, il en est exactement de même en français. Un exemple qui normalement t’es familier : les registres littéraires (pathétique, lyrique, tragique…). Pour chacun de ces registres il y a un théorème.


Prenons le registre pathétique. Comment prouver qu'un texte est pathétique? Rappel du théorème (qu’il faut donc connaître par coeur) :

- «  Ce qui est dit ? » : Le registre pathétique est fait pour inspirer la pitié face au malheur qui frappe un ou plusieurs personnages. - « Comment c’est dit? » : l’auteur utilise  - les champs lexicaux de la douleur et de la souffrance (physique ou psychologique) - le champ lexical du corps - des interjections pour marquer la surprise et/ou la douleur - des supplications - des images (comparaisons, métaphores…) - des figures d’amplification ou d’intensification : énumération, gradation … - « Effet produit? » : En utilisant tous ces procédés, l’auteur souhaite te faire ressentir de façon bouleversante la douleur du personnage. Ainsi, si je dois prouver que le texte ci-dessous est pathétique, je dois rechercher dans le texte tous les procédés  caractéristiques du registre pathétique. Extrait de Emile Zola L’Assommoir, XII, 1877. Gervaise, cependant, se retenait pour ne pas éclater en sanglots. Elle tendait les mains, avec le désir de soulager l'enfant; et, comme le lambeau de drap glissait, elle voulut le rabattre et arranger le lit. Alors, le pauvre petit corps de la mourante apparut. Ah ! Seigneur ! Quelle misère et quelle pitié ! Les pierres auraient pleuré. Lalie était toute nue, un reste de camisole aux épaules en guise de chemise; oui, toute nue, et d'une nudité saignante et douloureuse de martyre. Elle n'avait plus de chair, les os trouaient la peau. Sur les côtes, de minces zébrures violettes descendaient jusqu'aux cuisses, les cinglements du fouet imprimés là tout vifs. Une tache livide cerclait le bras gauche, comme si la mâchoire d'un étau avait broyé ce membre si tendre, pas plus gros qu'une allumette. La jambe droite montrait une déchirure mal fermée, quelque mauvais coup rouvert chaque matin en trottant pour faire le ménage. Des pieds à la tête, elle n'était qu'un noir. Oh ! ce massacre de l'enfance, ces lourdes pattes d'homme écrasant cet amour de quiqui, cette abomination de tant de faiblesse râlant sous une pareille croix ! On adore dans les églises des saintes fouettées dont la nudité est moins pauvre. Tu as tout compris? Alors utilise le texte et recherche les procédés du registre pathétique mentionnés dans le texte !  Que la force soit avec toi ! Sébastien

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